Dinka Guilmars

yeux, bouche, mains

15 Apr

Libéré…

Libéré… http://wp.me/s2UIAN-libere

Libéré
des mots d’abord
des mots

gestes plutôt que signes
départs plutôt qu’annonces

moins de mots dont on attend justesse, justice, fidélité
dont on attend
comparaisons - comme une restitution, comme un remboursement
remboursement où on nous attend

gestes plutôt qu’être signes
conclusion en signe, en sens défini définitif
désordonnément
multiples, surtout pas ramenés à l’un
à un…

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10 Apr

Poésie chaque jour

cathédrale de Tours fin février j'attire votre attention sur le fait que l'arc-en-ciel est double!!! Reculez pour le voir.

cadeau du ciel

Dentelle en Loire

Dentelle en Loire

Les esprits du printemps à l'oeuvre

Les esprits du printemps à l’œuvre

La Lune froide

La Lune froide

 

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29 Mar

Ecriture automatique, qu’est-ce qui m’appartient véritablement là-dedans?

Ecriture automatique, qu’est-ce qui m’appartient véritablement là-dedans?

Je m’interroge beaucoup quant à ce procédé.

Façon médiumnique de percevoir des messages envoyés par les esprits à partir de l’au-delà…

Expression littéraire concrétisée par André Breton…

Lâcher prise pratiqué par les psys pour soulager leurs patients…

Qu’est-ce que c’est donc cette écriture dite automatique. Je n’ai lu aucun ouvrage là-dessus, je ne connais par les techniques pratiquées par…

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03 Mar

GFS

Le parfum puissant de jasmin

m’enveloppe toute entière

le toucher sensuel de jasmin

pénètre mes parcelles

Celles que je suis

Celles que je connais

Me reconnaît

dans votre glace

M’efface

sur votre surface

Impasse

Alors je traverse

je tends la main

aux bruits et aux

souvenirs

venir

pour une semaine

vous rendre visite

pour vérifier

que je suis

Celle que je suis

Celle que je connais

Je me bats devant les ruines

Je me révolte dans mon château

pillé

vidé

oubliés

je vous retrouve encore et encore

cela me fait mal

vos traits trop creusés

vos mains trop fatigués

je les regarde à travers

mes lunettes couleurs

je me réfugie dans

mon pays d’accueil

je me répète que

je suis

Celle que je suis

Celle que je connais

et non celle à laquelle

vous songez

Celle que vous attendez

que vous n’attendez plus

vous avez cru savoir

ce qui devait être le noir

je caresse vos cheveux

décolorés

j’embrasse vos rides

la fleur fanée

brûlée par l’acide

de l’angoisse adjuvé

au désespoir

Vous avez pris l’habitude

de trop nourrir

de prévoir de quoi offrir

au ciel

pour qu’il soit doux

au soleil

pour qu’il soit clément

à la terre

qui n’aime plus

qui supporte

qui a pris l’habitude

qui ne désire plus

qui a oublié de rêver

qui sait comment faire

comment se taire

et parler dans sa tête

la Terre-Mère

qui vous ressemble trop

Quel lien avec la nature ?

Vous êtes femmes

toutes puissantes

Femmes fœtales saisissantes

Femmes cosmiques universelles

Qui répandent leur

amour intelligent

leur amour privé de

sentiment

Aimer pour nourrir

Mourir sans aimer

Celle que je suis

Celle que je reconnais

dans le sang que je perds

une fois par mois

une fois par moi

une autre par toi

je dois suivre le

fil rouge qui m’amène

droit au but

De justesse je butte

devant le seuil

j’hésite à faire le pas

je n’ose pas à enjamber

à dépasser mes peurs

pour en devenir encore une

Grande Femme Slave

GFS

Gorge Fesse Seins

Ventre bouche

mon ventre bouche le passage

je suis en apnée

tu as perdu les eaux

tu m’attends

je ne viens pas

je ne veux pas te quitter

déjà je voulais à peine

franchir le seuil

Déjà je portais le deuil

de la mort prématurée

de ma femme slave

Lave, essuie, caresse

le bébé avance,

le bébé progresse

Il ne reste plus qu’à nourrir

et le charger de tes souvenirs

de tes espoirs

de tes attentes

de tes rêves inespérés

de tes désirs inassouvis

c’est à elle maintenant de les accomplir

Et moi je n’ai pas

rendu la peine

je n’ai que renforcé

tes craintes

qu’une femme

puisse être libre,

qu’une femme

ne sait pas tout

qu’une femme

accueille et laisse partir

qu’une femme

ça passe partout

qu’une femme

c’est comme un homme

Pas besoin d’être pute

pour en aimer plusieurs

Pas besoin d’être brute

pour dire « non » à l’heure

Pas besoin d’être chiante

pour faire savoir

Pas besoin d’être violente

pour transmettre le pouvoir

Pas besoin

je peux faire autrement

je peux recommencer le compte

je peux réapprendre à nouveau

à partir des signes implicites

des images symboliques

d’avant

avant que la Terre-Mère

oublie de rêver

avant que la Terre-Mère

perde ses secrets

avant que la Terre-Mère

soit massacrée

avant quand je voyais

dans la terre

Celle que je suis

Celle que je connais

et le toucher sensuel de jasmin

travaille mes parcelles.

03 Mar

Contre

Contre

Le blanc aseptisé de l’Ouest

contre le noir brutal de l’Est

Le lisse brillant de l’Ouest

contre le rugueux en rûte de l’Est

Le led aveugle de l’Ouest

contre l’ampoule timide de l’Est

Je saigne du nez

Je gonfle du bide

Je pousse du pied

Saute dans le vide

le vide charmant

qui sert de sas

le rite calmant

qui sert de passe

Passe droit

ou

Mot de passe

je ne l’ai pas toujours

je ne l’ai pas encore

Pour me transférer

d’un univers à l’autre

Pour atterrir

réapparaître

Pour me sourire

Pour me permettre

D’être dans les deux

De ne pas choisir

Entre l’eau et le feu

Qui s’annule

Se neutralise

En attendant

Je me brise

au fond du sas

Pour obtenir

le mot de passe

Mourir pour

apparaître

Sourire pour

disparaître

Choisir la bonne forme

Pour respecter la norme

Ne pas me tromper

de base

Pour bien remplir

la case

Blanc ou noir

Bac à sable

ou

Balançoire

Je renais à chaque fois

pour obtenir le droit…

d’y jouer.

22 Feb
Écrire, c’est connaître la finitude, prendre la mesure des tromperies du langage, apprendre à distinguer entre le possible et l’impossible, mais c’est aussi “expérimenter l’impossible” et donc recommencer sans fin à espérer…

Jean-Michel Maulpoix

22 Feb
« Nous les poètes, les meilleurs d’entre nous tout au moins, nous sommes des femmes. Non tant parce que nous sommes un organisme de production, avec des biorythmes -à cycles brisables . Ce n’est pas seulement non plus parce que les plus pénétrants sont les plus pénétrés. Non, c’est bien plus congénital que cela, et toute preuve à l’appui de cette assertion en appauvrirait la vérité. Rilke était une femme. Baudelaire était une femme. Emily Dickinson aussi était une femme. Etre une femme, est-ce pour nous un état extrême? Non, je sais que c’est un état basique, formidable

Dominique Fourcade

18 Feb

Encore suivi de Quand le conte raconte mes cinq éléments

I

Je me demande encore maintenant

si je suis quelqu’un de normal

si je suis quelqu’un de … ovale

de carré

et de souple

Je me regarde encore dans la glace

Je cherche encore en surface

des traits qui témoignent

des signes qui indiquent

des indices qui trahissent

Ceux qui se blottissent

dans l’espace réduit de mon cœur

dans l’espace séduit de mon fort

à tort

bourrés de réconfort

Il pleut

Et je me demande alors en tenant

le parapluie

le paratonnerre

le parasol

si tel est mon sort

de le tenir en la regardant passer

se glisser

se faufiler

traverser le sol et les murs

Je me demande alors

si le sol est dur

si mon rôle est mûr

si mon ressenti est sûr

Enfin si tout cela est du pur

Fantasme acrobatique

Gymnastique linguistique

Marasme esthétique

Et c’est là où je réalise

que je me demande encore et toujours

si le monde est sourd

si de la hauteur de mon jour

le son pourra faire le tour

jusqu’à mes oreilles

pour évoquer mon éveil

hélas, c’est là que

je tombe de sommeil

II

Merveille!

Je dors et les sirènes me chantent

Trop vieille,

« je suis trop vieille »

tu me le répètes

A travers le sommeil

Mais je sais le contraire

Et je te fais signe

de me suivre

Poursuivre

Mon nouveau voyage

A travers les nuages

Et c’est les oiseaux

chanceux

qui me racontent

La veille

Souviens-toi

Et je me retourne

pour te voir

tu es fatigué

Oublié

reste assis sur ce banc

je m’éloigne

A travers les étoiles

tu me regardes

Et je t’envoie mon sourire

Quand deux petites souris

dansent et

m’inventent.

Fragiles, elles

s’évaporent

à mon moindre

mouvement

Alors je passe

Je remarque tes traces

Si différente de celle que je connais

Tu as cherché

à les cacher

Mais je les trouve enfin

Je t’appelle

Comme tu étais

Tu ne réponds pas

Faudra pas

Mieux vaut pas

Tais-toi

Arrête de chanter

Tu me le répètes

Alors je déconnecte

A travers les terres

je cours

je crie au secours

sauvez mon âme

rappelez-la-moi

si un jour, elle oubliera

elle choisira

un autre monde

je creuse

j’ai envie de sortir

ailleurs

là où de jeunes filles

pleurent

délaissées par leurs maris

partis sauver la patrie

Il y en a d’autres

qui ont fuit

Tous, parents, enfants

et petits vers de terre

Chers asticots,

vous vous êtes

régalés en mangeant

mes aïeux

Transmettez mes adieux

et mes meilleurs vœux

Dites-leur

qu’Anna pense à eux

Anna, oui, c’est

moi,

Ils sont étonnés

Surpris

Mal compris

J’ai l’impression

qu’ils ont pas entendu

je crie

à travers les âges

C’est là que de grosses

bêtes sauvages

m’expliquent

la Complexicité

de leurs répliques

« C’est trop difficile

de parler en clignant

les cils

Nous ne sommes pas

de belles créatures

Nous sommes

Orinours, Lionovautours,

si on vous mange

il n’y aura plus de retour

Alors écrivez d’une

manière plus simple

Et arrêtez de crier

Faites des mouvements

plus amples

plutôt que de crier aussi fort !

D’accord ? »

je sors par la fenêtre

au milieu d’un champ

Descendue du ciel

Partie des terres

Entendue les eaux

Il ne me reste plus que l’air

Mon dernier élément

Sommaire

Et puis

l’éther

celui que je découvre

Ouvre !

c’est là que j’entends

des voix

bannies autrefois

Maintenant je suis prête

à voir apparaître les

êtres

et non les animaux

Sans merveille

ni sommeil

de taille réelle

Je m’assois à la gare

et j’entends me parler

les phares

ils me content

les histoires de tous

mes voyages

Sage, je ne fuis plus

je pars pour mieux

connaître

mon tour

pour mieux

entendre

les sourds

qui ont tant

à me dévoiler.

18 Feb

A bientôt mon amoureuse

Et quand une feuille transpire dans ma main

Je sens ses veines qui pulsent

Et elle me raconte que demain

Apporte le bonheur sans la course

Son jaune tacheté flirte avec le soleil

Son liquide rit dans les rayons

Je la tiens par sa tige et s’éveille

En moi son petit tourbillon

Son petit extase d’être prise par un gant

Sa petite panique surprise

J’ai envie de la faire vivre comme le vent

La faire voler de la tour de Pise

D’abord

Je la pose dans le creux de mon sac

Je lui dédie un poème

Et maintenant

Je vais lui offrir le bleu profond d’un lac

Une liberté qui chante et qui aime.

30.11.13

18 Feb trop petit, trop imposant…
à Bruxelles

trop petit, trop imposant…

à Bruxelles

18 Feb

Contre tout

retour à Minsk

J’ai vu beaucoup de visages,

Revu d’anciens paysages,

Je croyais avoir tout entendu.

Mais je me suis retrouvée perdue

Parmi ces gens trop sages

Parmi ces plants sauvages

A côté des murs fondus

Entourée de branches tordues

J’ai écouté le fameux présage.

Que puis-je faire davantage ?

Je peux estimer les comptes rendus

Plus rien ne m’est exigé.

Plus rien ne m’est dû !

18 Feb

Le noir de ma femme

à toutes mes femmes-ancêtres

Quand le trait noir apparaît

Mes yeux s’illuminent

Ce trait noir, je m’en remets

Et ma femme s’anime

Pourquoi porter le deuil

Pour devenir femme

Besoin de franchir ce seuil

Pour redécouvrir cette âme

Où se cache-t-elle

Ailleurs que dans mes gênes

Que je me sache belle

Que je me sente féminine

Sans peine

7 ânes

7 âmes

Sans gêne

Cent gènes

Que la généalogie

me cache-t-elle ?

Qu’est-ce que je ne sais que trop !

Être une femme est un fardeau

J’ai une mission à remplir

Fonder un foyer, être heureuse

Suivre une procession accomplie

Être docile et peureuse

Aujourd’hui entourée de croix

Je les observe curieuse

Être femme est un acte de foi

Prêtez le serment fiévreuse

Je n’en suis pas capable

Être femme sans l’avoir vue

Créature fragile, mythe, fable

Qui me rendra mon dû ?

De liberté,

de solidité avide,

de simplicité,

Qui comblera ce vide ?

Je suis en colère et j’en porte le deuil

Apaiser mes peurs, noircir mes feuilles

J’avance la tête en arrière

Je saute les barrières par derrière

Quand le noir habille mes yeux

il me paraît plus clair

Le chemin qui mène vers mes vœux

en devient plus lumineux !

27 Aug

Isadora Duncan

(avec Sergeï Esenin)

12 Jun Dinka Guilmars
La fin du bal

Dinka Guilmars

La fin du bal

09 Jun Dinka Guilmars
Mélancolie matinale

Dinka Guilmars

Mélancolie matinale